Macronutriments

Les fibres, le nutriment que presque personne n'atteint

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Les fibres sont des glucides que vous ne digérez pas. Elles traversent l'intestin grêle intactes et arrivent dans le côlon, où votre microbiote s'en nourrit.

L'apport recommandé est de 25 à 30 g par jour. La consommation moyenne en France tourne autour de 18 à 20 g. C'est l'un des rares écarts nutritionnels aussi net et aussi peu discuté.

Ce qu'elles font

Elles nourrissent votre microbiote. En fermentant, elles produisent des acides gras à chaîne courte qui alimentent les cellules de votre côlon et jouent un rôle dans l'inflammation et la sensibilité à l'insuline.

Elles rassasient. À calories égales, un repas riche en fibres tient beaucoup plus longtemps — c'est un des leviers les plus fiables pour tenir un déficit sans lutter.

Elles ralentissent l'absorption. La glycémie monte plus doucement, ce qui lisse les coups de fatigue de l'après-midi.

Elles régulent le transit, dans les deux sens.

Solubles ou insolubles ?

Cette distinction, très présente dans les articles grand public, a peu d'utilité pratique. Presque tous les aliments riches en fibres contiennent les deux, dans des proportions variables.

Manger varié règle la question sans avoir à la poser.

Où les trouver

Quelques repères par portion réaliste :

AlimentFibres
100 g de lentilles cuites8 g
100 g de pois chiches6,5 g
60 g de flocons d'avoine6 g
1 avocat7 g
100 g de framboises6,5 g
100 g de brocoli2,6 g
2 tranches de pain complet5 g

Vous remarquerez que les légumineuses dominent largement. Elles sont aussi le poste le plus facile à augmenter : une portion de lentilles remplace la moitié de l'écart moyen à elle seule.

Comment augmenter sans le regretter

C'est le seul point de vigilance de cet article. Passer brutalement de 18 à 30 g provoque ballonnements et inconfort, parfois assez pour faire abandonner.

Augmentez de 5 g par semaine, et buvez davantage. Les fibres retiennent de l'eau : sans apport hydrique suffisant, elles durcissent le transit au lieu de l'améliorer, obtenant exactement l'inverse de l'effet recherché.

Comptez deux à trois semaines pour que le microbiote s'adapte. L'inconfort du début n'est pas un signe d'intolérance, c'est un signe de transition.

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