Perte de gras
Le déficit calorique, sans souffrir inutilement
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Perdre du gras suppose de dépenser plus d'énergie que vous n'en absorbez. La vraie question n'est pas si le déficit fonctionne, mais de quelle taille il doit être.
Plus n'est pas mieux
Un déficit de 1 000 kcal fait perdre du poids plus vite qu'un déficit de 300. Sur le papier. En pratique, trois choses se produisent.
Vous perdez du muscle. En dessous d'un certain apport, le corps ne se contente plus du gras. La perte de masse maigre s'accélère nettement au-delà d'environ 25 % de déficit.
Votre dépense s'adapte. Vous bougez moins sans vous en rendre compte : moins de gestes, moins d'envie de marcher, une posture plus économe. Ce phénomène — le NEAT — peut absorber plusieurs centaines de kilocalories par jour.
Vous craquez. C'est de loin la cause d'échec la plus fréquente, et la moins discutée. Un régime qu'on ne tient pas trois mois ne vaut rien, quelle que soit sa cohérence théorique.
Quelle taille choisir
| Déficit | Rythme approximatif | Pour qui |
|---|---|---|
| −300 kcal | 0,25 kg / semaine | Peu de gras à perdre, priorité au muscle |
| −500 kcal | 0,4 kg / semaine | Le choix par défaut, tenable longtemps |
| −700 kcal | 0,6 kg / semaine | Beaucoup de gras à perdre, sur une durée limitée |
Un repère utile : viser environ 0,5 à 1 % de votre poids corporel par semaine. Au-delà, la part de muscle perdu augmente.


